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Quatre alpinistes coréens et italiens bloqués depuis trois jours près du mont Blanc

Nouveau drame en montagne après une série noire cet été : quatre alpinistes coréens et italiens, piégés par le mauvais temps près du sommet du mont Blanc, ont été retrouvés morts mardi, au quatrième jour de leur disparition. Les quatre hommes sont « morts d’épuisement », a annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) la préfecture de Haute-Savoie. Le parquet de Bonneville est en charge de l’enquête, selon la préfecture.
Les secouristes, qui avaient eu des difficultés pour accéder au site en raison des conditions météorologiques difficiles, ont « d’abord retrouvé la cordée de deux Coréens, et à proximité immédiate, les Italiens ».
Les corps ont été découverts mardi vers 13 h 30 « à 100-200 mètres du sommet », ont précisé les secouristes du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix. Les deux cordées, dont « les familles ont été prévenues » des décès, étaient parties « sans guide », a ajouté la préfecture.
Un survol organisé de Chamonix dans la matinée pour localiser les alpinistes avait échoué, l’hélicoptère ayant été bloqué par une barrière de nuages. Des secouristes italiens y sont ensuite allés à pied « mais n’ont rien vu », selon le PGHM. Finalement, « c’est l’hélicoptère du PGHM d’Annecy qui a pu se poser » et qui a découvert les corps, qui ont été redescendus, ont précisé les gendarmes.
Aucun contact n’avait pu être établi avec les alpinistes depuis samedi. Ce jour-là, en fin d’après-midi, le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) avait été alerté pour « trois cordées en perdition non loin du sommet du mont Blanc dans des conditions météorologiques très dégradées ».
Une cordée composée de deux Coréens avait pu être évacuée dimanche matin, grâce à d’importants moyens, à 4 100 mètres d’altitude, non loin du col de la Brenva. Mais la dégradation des conditions météorologiques n’avait pas permis depuis d’intervenir pour les deux autres cordées recherchées, formées de deux autres Coréens et deux Italiens.
Un responsable du commandement du PGHM avait précisé au quotidien régional Le Dauphiné libéré qu’il avait été possible de « localiser et [d’]échanger brièvement au téléphone avec les deux Italiens qui se trouvaient en face nord du mont Blanc à 4 600 mètres d’altitude », avant que la conversation ne soit interrompue.
Mardi matin, la préfecture avait annoncé que les recherches avaient été vaines à cause de mauvaises conditions météo. « Il y a eu un survol qui a été tenté ce [mardi] matin par hélicoptère depuis Chamonix. Mais les secouristes n’ont pas pu passer la barrière de nuages et ils ont fait demi-tour », avait-elle précisé.
Le décollage d’un autre appareil était prévu dans l’après-midi depuis Annecy, alors que la météo était annoncée plus favorable. Une patrouille des secours italiens était partie de son côté « par voie terrestre » en matinée, toujours selon la préfecture.
Ce drame intervient après plusieurs accidents mortels cet été sur le massif du Mont-Blanc, sommet de l’Europe occidentale qui culmine à 4 807 mètres d’altitude, notamment dans le couloir du Goûter, réputé dangereux, situé sur la voie normale du sommet alpin.
Un alpiniste roumain de 35 ans est mort le 2 septembre, victime d’une chute dans le couloir du Goûter. Fin août, un alpiniste de 52 ans, parti en cordée, avait été tué lors d’une chute de pierres dans ce même couloir, portant à quatre le nombre de morts sur le massif dans la même semaine.
Début août, deux alpinistes allemands avaient disparu après une chute de sérac qui avait tué un Français et fait quatre blessés, toujours dans le massif du Mont-Blanc. Déjà fin juin, un trentenaire polonais avait trouvé la mort en dévissant dans le couloir du Goûter, à 3 500 mètres d’altitude.
Le Monde avec AFP
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